18 octobre 2025 : Comme la veille, jetlag oblige, réveil vers 2h30 pour les plus âgés. Les enfants, eux, dorment sans souci… c’est beau d’avoir moins de 25 ans.
J’en profite pour écrire ces quelques lignes, pendant que tout est encore calme.
L’hôtel Best Western Yacht Harbor (119 € la nuit) s’est révélé très correct : chambres spacieuses, literie confortable, salle de bain propre, climatisation silencieuse… tout ce qu’il faut pour bien récupérer.

Seul bémol en ce qui me concerne : j’avais réservé une chambre PMR, située au rez-de-chaussée, dans un couloir assez passant qui dessert la salle de sport, les bureaux du personnel et la salle du petit déjeuner. La fenêtre donne directement sur la piscine, avec une vue très… rapprochée.
Résultat : un peu de bruit, et dès 5h du matin, les odeurs du petit déjeuner arrivent dans la chambre. Pour ceux qui ont le sommeil léger, ce n’est clairement pas l’idéal. J’imagine qu’aux étages, le problème ne se pose pas.
À 6h30, direction la salle du petit déjeuner. Objectif du jour : être sur la route à 7h30, car c’est l’une des plus grosses étapes du séjour, direction Tucson et le Saguaro National Park. 406 miles soit un peu plus de 650 km.
Le petit déjeuner est complet : œufs, machine à pancakes, fruits, café, jus, céréales… rien à redire, il y a tout ce qu’il faut pour bien démarrer.
Comme souvent, les jeunes prennent leur temps… Résultat, départ à 8h. Franchement, vu le contexte, c’est déjà pas mal.
En route vers Tucson
Prendre la route avec la Tahoe est un vrai plaisir. Le véhicule est confortable, puissant, et avale les miles sans effort. C’est aussi ça un Road Trib, conduire fait clairement partie du voyage.
Avant d’arriver à Yuma, le paysage change brusquement. Au loin apparaissent les Imperial Sand Dunes, comme posées là au milieu de nulle part. L’effet est saisissant : des dunes immenses qui surgissent après des kilomètres de bitume. On ne s’y attend pas du tout.
On ne s’attarde pas, mais le moment marque clairement le début d’un décor plus désertique.

Premier plein en Californie : 5,66 $ le gallon. Ça pique. Et petite galère au passage : aucune de mes cartes ne passe directement à la pompe, ni Revolut ni Boursorama. Obligé de passer par le caissier et de prépayer.
Je mets 30 $, en me disant qu’on fera le plein en Arizona. Bonne idée : une cinquantaine de miles plus loin, le gallon tombe à 3,22 $. Presque moitié prix.
Même scénario à la pompe : passage obligatoire en caisse, les CB ne fonctionnent pas à la pompe. Les deux stations étaient des Chevron, donc à voir si c’est spécifique à l’enseigne ou plus général.
Pause déjeuner dans un coin perdu d’Arizona, avec des sandwichs préparés à partir des courses Walmart. Un moment simple, au calme, en pleine nature. C’est aussi ça, le road trip.
Je laisse ensuite le volant à ma belle-fille pour les deux dernières heures. Direction l’arrière du véhicule pour une pause bien méritée. Les sièges sont d’un confort impressionnant, parfait pour récupérer un peu.
À l’approche de Tucson, le paysage évolue encore : les cactus apparaissent, de plus en plus nombreux, de plus en plus grands. On entre clairement dans une autre ambiance.

Nous arrivons au Saguaro National Park West, côté ouest. Ce parc national, situé aux portes de Tucson, est célèbre pour ses immenses cactus saguaros, emblématiques de l’Ouest américain.
Particularité du moment : nous sommes en pleine période de shutdown aux États-Unis, ce qui impacte le fonctionnement de certains sites fédéraux.
Le visitor center est bien ouvert, avec boutique et informations, mais impossible d’acheter le pass “America the Beautiful”, le pass annuel qui permet d’accéder à la majorité des parcs nationaux américains et qui devient rapidement plus avantageux que de payer chaque entrée individuellement. Il coûte actuellement 80 $, même si le gouvernement envisage de l’augmenter.
On récupère une carte du parc et on part explorer les zones accessibles et d’emprunter la route panoramique en voiture, d’environ 40 minutes.
Le spectacle est au rendez-vous : des saguaros partout, certains vieux de plus de 150 ans, dressés sous un ciel parfaitement bleu. Une véritable forêt de cactus, impressionnante par sa densité et son calme.
Tucson Meet Yourself, extraordinaire
Après cette belle découverte, direction le centre-ville de Tucson pour assister à Tucson Meet Yourself, un festival multiculturel qui met à l’honneur les différentes communautés de la région.
L’ambiance est vraiment impressionnante. Une multitude de stands, les odeurs des plats qui se mélangent, des cuisines du monde entier, de la musique, des danses… on passe d’une ambiance à une autre en quelques mètres.
C’est vivant, coloré, bruyant dans le bon sens du terme. On sent toute la diversité culturelle de la région, et ça donne une vraie énergie à l’événement.
On a beaucoup aimé, même si les prix nous ont un peu surpris : portions assez petites, souvent entre 10 et 15 dollars.

La fatigue commence à se faire sentir. On rejoint notre hôtel pour la nuit, le Best Western InnSuites Tucson (95 €). La chambre est un peu plus compacte que celle de San Diego, mais les lits semblent confortables, ce qui est l’essentiel.
Pas le temps de trop traîner : ma fille me parle depuis des mois de Raising Cane’s, une chaîne spécialisée dans le poulet, connue pour sa fameuse sauce.
On finit donc la journée là-bas. Verdict : assez mitigé de mon côté. C’est bon, mais très salé, et la sauce ne m’a pas particulièrement marqué. Pour quatre menus, l’addition monte à 55 $.
Retour à l’hôtel, bien fatigués après cette longue journée de route.Une étape dense, mais nécessaire pour la suite du voyage.
Demain, direction Alamogordo et le White Sands National Park.









